Les réponses à vos questions

Oui, les HPV peuvent être responsables de cancers de l'anus, de la vulve et du vagin, du pénis et des cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche et gorge)

Il semble que les HPV peuvent aussi favoriser le développement d’autres cancers que ceux-ci mais c’est encore à l’étude.

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Si le laboratoire constate des modifications cellulaires dans le frottis le médecin traitant proposera une surveillance à la patiente. Selon le cas il sera nécessaire d’effectuer des examens complémentaires : examen des cellules du col utérin avec un microscope spécial ou prélèvement des cellules. On recherchera alors avec plus de précision les anomalies cellulaires. Si celles-ci sont confirmées on peut être amené à traiter la zone concernée. Différentes méthodes existent à cet effet.

Oui car même si elle a une vie sexuelle avec un seul partenaire ou bien si elle n’a pas de rapport sexuel pendant une période plus ou moins longue une femme peut avoir été infectée par un HPV par le passé; et les cellules du col utérin peuvent avoir été modifiées par cette infection antérieure. Les cellules infectées par un virus HPV peuvent rester « tranquilles » pendant des mois ou des années et soudain se multiplier sans raison apparente. C’est pourquoi des frottis réguliers sont utiles pour toutes les femmes.

Le protocole de vaccination comprend deux ou trois doses de vaccin anti HPV administrées sur une durée de 6 à 12 mois. Ce n’est qu’après l’injection de la dernière dose que le vaccin fait pleinement son effet de façon durable.
Comme la vaccination est plus efficace pour les personnes qui ne sont pas infectées, il est conseillé de se faire vacciner avant les premiers rapports sexuels.

Au moins 15 types de HPV peuvent causer un cancer. Pour des raisons techniques les anciens vaccins ne protègaient que contre les types de HPV les plus fréquents. Toutefois, il existe désormais un nouveau vaccin contre 9 HPV dont 7 “à haut risque“ (et non pas 2 comme les anciens).

En général la vaccination anti HPV est très bien supportée. On observe parfois des rougeurs et des douleurs touchant la zone de la piqûre ou des maux de tête passagers et de la fièvre. Ces effets secondaires sont brefs.

Dans de très rares cas des symptômes plus graves comme l’urticaire ou les troubles respiratoires allergiques peuvent apparaître. Le médecin doit être prévenu aussitôt si de tels symptômes (ou autres) apparaissent après la vaccination.

Comme pour tous les vaccins les autorités de santé françaises; européennes et mondiales réalisent un suivi régulier de ces vaccins contre les virus HPV. Ce suivi confirme leur sécurité.

Plus de 300 millions de doses du vaccin ont été injectées dans le monde depuis plus de 10 ans : on dispose donc de beaucoup de recul pour apprécier la très bonne tolérance du vaccin.

Chez les femmes l’efficacité des vaccins a été mesurée sur les lésions précancéreuses et on en déduit l’efficacité sur les cancers car on ne peut pas laisser une femme atteinte d’une lésion précancéreuse sans la soigner. Pour les femmes qui n’avaient jamais été infectées l’efficacité mesurée sur les lésions précancéreuses dues aux types de HPV inclus dans les vaccins était supérieure à 80 %.

 

En Australie le taux d’infection au virus a chuté de 22,7 % à 1,1 % entre 2005 et 2015 parmi les femmes âgées de 18 à 24 ans.

 

Ces chiffres montrent l’importance de se faire vacciner avant les premières relations sexuelles : c’est pourquoi on recommande de débuter la vaccination dès 11 ans. Etant donné l’intérêt du vaccin on peut cependant faire la vaccination jusqu’aux âges limites recommandés même si on a déjà eu des relations sexuelles.

Oui, la vaccination ne protège pas contre tous les types de virus HPV aussi des frottis réguliers sont indispensables. D’autres types de virus HPV non couverts sont responsables d’environ 10% des cancers du col de l’utérus.

Oui, bien sûr ! L'infection à HPV ne diminue pas la fertilité.

En cas de condylomes (verrues génitales), ceux-ci peuvent grossir en raison des changements hormonaux liés à la grossesse mais n'empêcheront pas la grossesse.

Pour les femmes qui ont subit un traitement par conisation pour des lésions pré-cancéreuses de haut grade, cela peut augmenter le risque de fausse couche ou d'accouchement prématuré. C'est pourquoi ce traitement chirurgical n'est pratiqué qu'en l'absence d'autres alternatives chez la femme jeune. 

Pour l'enfant, le risque de transmission in-utéro ou lors de l'accouchement est exceptionnel. 

Si vous êtes infecté par un papillomavirus cela signifie que vous êtes en contact avec le virus, comme 80% des personnes au cours de leur vie. Cela ne signifie pas qu'il y a des lésions et dans 90% des cas le virus sera éliminé naturellement avant de provoquer des lésions. 

Vous pouvez consulter un médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme pour le suivi de cette infection afin de s'assurer de l'élimination du virus ou en cas de persistance de détecter au plus tôt les lésions. Ce professionnel vous proposera certainement de renouveler le test HPV à un an ou bien de faire un frottis.  

 

 

Il n'existe pas de traitement permettant d'éliminer les virus HPV c'est pourquoi on dit que le meilleur moyen de protection contre les papillomavirus est la vaccination. Celle-ci permet de réduire jusque 90% des infections par les papillomavirus à l'origine de cancer et donc d'agir avant les lésions. 


En cas de lésions, il est possible de traiter les verrues ano-génitales (condylomes) et les lésions pré-cancéreuses de bas grade au niveau du col de l'utérus soit par laser soit avec l'utilisation d'un topique à appliquer sur les lésions (c'est comme une crème).  Pour les lésions plus avancées le traitement est chirurgical. 

 

Le moyen de protection le plus efficace contre les infections à papillomavirus est la vaccination. C'est le seul moyen de prévention primaire, c'est à dire qui agit avant l'apparition des lésions. 

Actuellement, le vaccin recommandé contre les infections à HPV protège contre neuf types de papillomavirus :

  • Sept HPV à risque de donner un cancer (16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58)
  • Deux HPV à risque de donner des verrues ano-génitales (6 et 11)

La particularité de ces virus est qu'ils peuvent être transmis lors d'un rapport avec ou sans pénétration et malgré le port de préservatif car la transmission se fait par contact des muqueuses. Le préservatif reste nécessaire pour se protéger des autres infections sexuellement transmissibles.

L'autre moyen de protection est chez les femmes est le dépistage du cancer du col de l'utérus qui se fait par frottis chez un médecin généraliste, une sage-femme ou un gynécologue. L'analyse du frottis permet de détecter au plus tôt les anomalies des cellules du col de l'utérus et donc de les traiter avant qu'elles n'évoluent. 

Le dépistage du cancer du col de l'utérus est recommandé chez la femme de 25 ans à 65 ans :

  • Entre 25 et 29 ans, le dépistage est réalisé par étude des cellules (cytologie), c'est le frottis. Un prélèvement est réalisé à 25 ans puis 26 ans puis à 29 ans si les premiers prélèvements étaient normaux (absence de cellules anormales).
  • A partir de 30 ans, le dépistage est réalisé par test biologique : le test HPV. On recherche la présence du virus par PCR. Si le résultat est normal (absence d'HPV), le dépistage par test HPV est réalisé tous les cinq ans, sinon il sera renouvelé à un an. 

En pratique, le prélèvement se passe de la même manière dans les deux cas :

Après mise en place d'un spéculum, on prélève des cellules sur le col de l'utérus à l'aide d'une petite brosse ou d'une spatule. Ce n'est pas un examen douloureux bien qu'il puisse être désagréable selon les femmes. C'est très rapide. Il peut arriver qu'il y ait quelques traces de sang après le geste car le col est plus ou moins vascularisé. 

Ce test est à faire en dehors des menstruations. Les professionnels réalisant des frottis sont les médecins généralistes, les gynécologues et les sage-femmes.  

Le prélèvement est ensuite adressé en laboratoire d''anatomo-cytopathologie ou de biologie, pour lecture et interprétation du test.

L'analyse est prise en charge par l'Assurance maladie à 100% sur présentation du courrier reçu dans le cadre du programme national de dépistage (vous pouvez également le télécharger sur votre espace Ameli).

Après le frottis les lésions sont classées selon leur risque d'évolution. Des examens complémentaires peuvent être nécessaires. 

Les lésions de bas grade sont en général surveillées dans un premier temps car elles peuvent guérir spontanément. En cas de persistance, un traitement par laser ou par application locale peut-être proposé. 

Les lésions de haut grade peuvent être traitées par laser ou conisation en fonction de plusieurs facteurs : l'âge de la patiente, le désir d'enfant et la gravité de la lésion. La conisation est opération chirurgicale consiste à retirer la partie du col de l'utérus atteinte.

Enfin pour des lésions plus avancées, la prise en charge sera chirurgicale. 

Les papillomavirus humains, aussi appelés Human PapillomaVirus (HPV), regroupent plus de 200 types de virus, dont environ 40 peuvent infecter les organes génitaux des hommes et des femmes. Les autres types de papillomavirus infectent la peau et sont responsables de verrues cutanées (exemple verrues plantaires). Les HPV spécifiques de la peau ne contaminent jamais la sphère génitale.

Les HPV qui infectent les organes génitaux sont de 2 types. Certains peuvent être à l’origine de lésions précancéreuses et de cancers. D’autres sont tout à fait bénins et seront à l'origine de verrues génitales aussi appelées condylomes..

Qu'est ce qu'un HPV ? plus d'informations ici

 

Parmi les 200 types de papillomavirus, environ 40 peuvent occasionner des maladies génitales. Parmi eux quatre sont responsables des maladies génitales les plus fréquentes :

●     Certains types sont dits “à haut risque“ tels que les HPV 16 et 18 : ils peuvent provoquer des modifications des cellules de la muqueuse du col de l’utérus qui peuvent évoluer en cancer.

●     Certains types sont dits “à bas risque“ tels que les HPV 6 et 11 : ils peuvent entraîner des verrues génitales (aussi appelées condylomes) et des lésions bénignes (anormales, mais non cancérigènes).

Le plus souvent l'infection à HPV ne donne aucun symptôme et le virus est éliminé spontanément dans les 2 ans suivant l'infection, c'est ce qui se passe dans 90% des cas. 

Dans les cas où l'infection persiste et selon le sous-type de virus, on peut observer des verrues ano-génitales aussi appelées condylomes. Elles sont très contagieuses et peuvent parfois être accompagnées de démangeaisons. 

Une infection par un virus HPV à risque élevé peut entraîner des changements dans les cellules qu'il infecte (changement de forme, de nombre, de localisation...). Au bout d'un certain temps (10-15 ans), ces modifications sont susceptibles d’évoluer en lésions précancéreuses puis cancer si elles ne sont pas détectées et traitées rapidement.

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Les papillomavirus humains (HPV) se transmettent lors d'un contact des parties génitales (peau ou muqueuses)  même s'il n'y a pas de pénétration.

Le préservatif ne protège pas efficacement de l'infection à HPV car il ne couvre pas l'intégralité des parties génitales, mais il reste nécessaire pour se protéger des autres infections sexuellement transmissibles (IST).

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L’infection par les virus HPV est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente : 80% des personnes seront seront infectées par le virus HPV au cours de leur vie. La plupart des infections ont lieu lors des premiers rapports sexuels.

Tout le monde peut contracter une infection à HPV quelle que soit le sexe et la sexualité de la personne. 


Les papillomavirus humains (HPV) sont très répandus et facilement transmissibles. Comme l'infection à HPV ne présente souvent aucune lésion visible, on peut être contaminé et transmettre l'infection sans le savoir. 

80% des personnes seront infectées au cours de leur vie

En France 3000 nouveaux cancers du col de l'utérus sont diagnostiqués chaque année et 1000 femmes en décèdent chaque année.

 

A savoir : la quasi totalité des cancers du col de l'utérus sont liés à une infection HPV. 

Oui. D’une part parce que lorsqu’on est infecté par un HPV, les anticorps que le système immunitaire met en place ne protègent pas bien contre le même virus. D'autre part, comme il existe plusieurs types différents de HPV – 40 d’entre eux touchant la zone génitale –, on peut être infecté par un nouveau type de virus.

Désormais, toute nouvelle vaccination contre les papillomavirus doit se faire avec le vaccin GARDASIL 9, actif contre 9 souches de papillomavirus.

Ce vaccin est utilisé dans la prévention :

  • des lésions précancéreuses et des cancers liés aux HPV ciblés par le vaccin
  • des verrues génitales dues à des papillomavirus spécifiques.

Il est pris en charge à 65 % par l’Assurance maladie pour toutes les filles et tous les garçons âgés de 11 ans à 14 ans et en rattrapage jusqu'à l'âge de 19 ans révolus, ainsi que jusqu'à l'âge de 26 ans pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

Le schéma classique entre 11 et 14 ans comprend 2 doses espacées de 6 mois. Pour le rattrapage il s'agit de 3 doses à 0, 2 et 6 mois.

Les effets indésirables les plus fréquents sont communs à ceux des autres vaccins : réactions au point d’injection (rougeur, douleur, démangeaisons), fièvre, douleurs articulaires ou musculaires. Ces réactions sont temporaires. 

 

 

 

C'est possible mais en fonction de l'âge le vaccin ne sera pas forcément pris en charge par l'assurance maladie.

 

La vaccination est recommandée entre 11 et 14 ans pour plusieurs raisons :

- tout d'abord le système immunitaire réagit mieux à la vaccination quand on est plus jeune

- la plupart des infections HPV sont transmises lors des premiers rapports sexuels

- enfin si vous avez déjà eu une infection à HPV le vaccin ne sera pas efficace sur ce sous-type HPV, mais vous protégera contre les autres sous-types. 

 

Si vous avez des doutes parlez-en à votre médecin.

La vaccination contre les virus HPV est recommandée sans distinction chez les filles et les garçons à partir de 11 ans

Cela permet de protéger les garçons contre les cancers liés aux HPV qui peuvent les touchers mais aussi de réduire la transmission dans la population générale. 

Avant 2019 en France seules les filles étaient vaccinées et les garçons bénéficiaient de la vaccination des personnes vaccinées. Dans d'autres pays cette stratégie a été adoptée dès la mise en place de la vaccination HPV. 

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L'intérêt de la vaccination pour les garçons et les jeunes hommes est double :

  • Si les hommes sont vaccinés ils ne sont pas infectés et donc ils ne pourront pas transmettre pas le virus à leur(s) partenaire(s) : cela permet de limiter plus efficacement la circulation du virus. 
  • Les hommes sont également atteints de cancers liés aux virus HPV : cancers de l'anus; cancers du pénis; cancers de la gorge ... La vaccination les protège contre la majeure partie des cancers de l'anus et du pénis. Pour les cancers de la gorge cela est très probable mais les études sont toujours en cours.

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Oui, le coût de chaque dose de vaccin est pris en charge à 65% par votre caisse d’assurance maladie. Le reste est généralement remboursé par les organismes complémentaires.


La vaccination peut être gratuite dans certains centres de vaccination municipaux ou départementaux.


Pour les personnes qui bénéficient de la PUMA, la prise en charge est à 100% et sans avance de frais.

Dans les deux sexes, les HPV peuvent être responsables de cancers de l'anus et des voies aérodigestives supérieures (bouche et gorge). 

Plus spécifiquement chez la femme, on retrouve aussi aussi les cancers du col de l'utérus, du vagin, de la vulve.

Chez l'homme, on retrouve aussi les cancers du pénis.

Le plus souvent, dans 90% des cas, l'infection à HPV ne donne aucune symptôme. Le corps parvient seul à éliminer l'infection.

Si l'infection est due à un virus HPV à risque élevé de cancer et que le corps ne parvient pas à l'éliminer, au fil des années le virus présent dans les cellules va les modifier. Les cellules infectées vont perdre leur forme et leurs fonctions, leur multiplication sera anarchique. Les cellules précancéreuses si elles ne sont pas dépistées et traitées peuvent à leur tour évoluer en cellules cancéreuses. 


On considère qu'il faut 10 à 15 ans pour que l'infection persistante évolue vers un cancer.