Les réponses à vos questions

Les HPV sont des virus capables d'infecter l'être humain et d'être à l'origine de cancers. Chaque année, en France, plus de 6 000 cancers sont attribuables à une infection par HPV chez l'homme et la femme.

Il existe plus de 200 types de Papillomavirus Humains différents.

Qu'est ce qu'un HPV ? plus d'informations ici

 

Il existe plus de 100 papillomavirus humains (HPV) différents. La plupart sont sans danger comme ceux qui ne provoquent que des verrues sur les mains et les pieds. Dans la plupart des cas le système immunitaire élimine le virus.

 

Plus de 40 types de papillomavirus humains peuvent occasionner des maladies génitales. Parmi eux quatre sont responsables des maladies génitales les plus fréquentes :

●     Certains types sont dits “à haut risque“ (tels que les HPV 16 et 18) : ils peuvent en effet provoquer des modifications des cellules de la muqueuse du col de l’utérus qui peuvent évoluer en cancer.

●     Certains types sont dits “à bas risque“ tels que les HPV 6 et 11 : ils peuvent entraîner des verrues génitales (aussi appelées condylomes) et des lésions bénignes (anormales, mais non cancérigènes) du col de l’utérus.

Le plus souvent l'infection à HPV ne donne aucun symptôme. Le corps parvient seul à éliminer l'infection. Mais lorsque l'infection s'installe, elle peut provoquer des anomalies :

  • Certains types d'HPV peuvent donner des verrues ano-génitales (condylomes). Elles sont fréquentes et très contagieuses.
  • D'autres types d'HPV peuvent donner des anomalies pré-cancéreuses. Ces anomalies pré-cancéreuses sont très fréquentes et peuvent évoluer vers un cancer des années plus tard.

Les virus HPV peuvent infecter les cellules du vagin, des lèvres de la vulve, du col de l’utérus et de l’anus. Lorsqu’il s’agit des types de HPV “à haut risque“ c’est-à-dire cancérigènes; ils peuvent entraîner des modifications de la muqueuse et un pré-cancer peut en résulter. Si ces stades précurseurs (pré-cancer) ne sont pas décelés suffisamment tôt et traités un cancer peut apparaître. Parmi les types de HPV “à haut risque“ les types 16 et 18 sont responsables de 70% des cancers du col de l’utérus. Environ 20% sont causés par six autres types de HPV (31, 33, 35, 45, 52, 58) et les 10% restant par une dizaine d’autres types d’HPV.

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Très contagieux, les papillomavirus humains (HPV) se transmettent lors d'un contact des parties génitales ou muqueuses,  même s'il n'y a pas de pénétration.

Le préservatif ne protège pas efficacement de l'infection à HPV, mais reste nécessaire pour se protéger des autres infections sexuellement transmissibles (IST).

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L’infection par les virus HPV est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente : 70 à 80% des personnes sexuellement actives peuvent être infectées un jour ou l’autre par les HPV.

Tout le monde peut contracter une infection à HPV.
Le papillomavirus humains (HPV) sont très répandus et facilement transmissibles.

Comme l'infection à HPV ne présente souvent aucune lésion visible, on peut être contaminé et transmettre l'infection sans le savoir.
Ils peuvent infecter aussi bien les hommes que les femmes.

 

Oui : ils jouent un rôle important dans le développement de nombreux autres cancers à savoir une grande partie des cancers (anus; vagin; pénis et une partie des cancers de la gorge).

Il semble que les HPV peuvent aussi favoriser le développement d’autres cancers que ceux-ci mais c’est encore à l’étude.

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En france le cancer du col de l’utérus est la quatrième pathologie cancéreuse chez les jeunes femmes. Pratiquement la moitié des femmes a moins de 50 ans un quart a moins de 40 ans. Environ 3000 cas de ce cancer sont diagnostiqués chaque année en France et 1000 femmes en décèdent chaque année.

Le dépistage du cancer du col de l'utérus permet d'identifier des lésions précoces : les lésions pré-cancéreuses. Ces lésions, une fois identifiées, peuvent être traitées bien avant le stade de cancer.

Il n'existe pas de dépistage pour les cancers de la vulve, du vagin, du pénis, de l'anus et des voies aérodigestives supérieures (bouche et gorge).

La vaccination protège contre la majorité des HPV responsables de ces cancers.

Il n'existe pas aujourd'hui de traitement permettant d'éliminer les virus HPV.
Cependant, il est possible de traiter les verrues ano-génitales et les lésions pré-cancéreuses du col de l'utérus qui ont été détectées lors du dépistage.

La vaccination protège contre la majorité des HPV responsables de ces lésions.

Oui ! Bien sûr ! L’infection à HPV ne réduit pas la fertilité.

Il faut cependant noter que si on a eu une maladie liée aux HPV (une lésion précancéreuse) qui a été opérée à un stade avancé les cicatrices laissées par la chirurgie de ces lésions favorisent les fausses-couches et les naissances prématurées.

Par ailleurs, chez les femmes enceintes les verrues génitales peuvent grossir en raison des changements hormonaux liés à la grossesse.

Enfin le risque de transmission à l’enfant est très rare. Exceptionnellement, lorsque cela survient le virus passe pendant l’accouchement de la mère à l’enfant qui peut développer des verrues dans la gorge (papillomatose laryngée).

Si le laboratoire constate des modifications cellulaires dans le frottis le médecin traitant proposera une surveillance à la patiente. Selon le cas il sera nécessaire d’effectuer des examens complémentaires : examen des cellules du col utérin avec un microscope spécial ou prélèvement des cellules. On recherchera alors avec plus de précision les anomalies cellulaires. Si celles-ci sont confirmées on peut être amené à traiter la zone concernée. Différentes méthodes existent à cet effet.

Oui. D’une part parce que lorsqu’on est infecté par un HPV, les anticorps que le système immunitaire met en place ne protègent pas bien contre le même virus. Par ailleurs, comme il existe au moins 100 types différents de HPV – 40 d’entre eux touchant la zone génitale –, on peut toujours être infecté par un nouveau type de virus.

Oui car même si elle a une vie sexuelle avec un seul partenaire ou bien si elle n’a pas de rapport sexuel pendant une période plus ou moins longue une femme peut avoir été infectée par un HPV par le passé; et les cellules du col utérin peuvent avoir été modifiées par cette infection antérieure. Les cellules infectées par un virus HPV peuvent rester « tranquilles » pendant des mois ou des années et soudain se multiplier sans raison apparente. C’est pourquoi des frottis réguliers sont utiles pour toutes les femmes.

Actuellement, le vaccin recommandé contre les infections à HPV protège contre neuf types de papillomavirus :

  • Sept HPV à risque de donner un cancer (16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58)
  • Deux HPV à risque de donner des verrues ano-génitales (6 et 11)

L'infection par HPV est très fréquente : 80% des hommes et des femmes seront exposés à HPV au cours de leur vie. Ils peuvent être transmis avec ou sans pénétration, la transmission se fait par contact des muqueuses.

Le préservatif ne protège pas efficacement de l'infection à HPV, mais reste nécessaire pour se protéger des autres infections sexuellement transmissibles.

Chez les femmes, le dépistage du cancer du col de l'utérus permet de détecter les anomalies pré-cancéreuses induite par l'infection à HPV et de les traiter avant l'apparition d'un cancer.

Le Cervarix (commercialisé depuis 2008), qui protège contre les HPV de types 16 et 18.
Le Gardasil 9, disponible depuis septembre 2018, cible neuf types de virus HPV, soit cinq de plus par rapport à Gardasil 4, qu’il est destiné à remplacer. Commercialisé récemment, ce médicament fait l’objet d’une surveillance supplémentaire afin de pouvoir recueillir de nouvelles informations sur sa sécurité d’emploi. Cela ne signifie pas qu’il présente un problème de sécurité particulier, indique l’Agence nationale de sécurité du médicament.
La vaccination anti-HPV est remboursée à 65 %, sur ordonnance du médecin ou de la sage-femme.

Schéma :

  • Entre 11 et 14 ans

Gardasil®

Cervarix®

1ère injection

Entre 11 et 13 ans

Entre 11 et 14 ans

2ème injection

6 mois plus tard

6 mois plus tard

  • Entre 14 et 19 ans

Gardasil®

Cervarix®

1ère injection

Entre 14 et 19 ans

Entre 15 et 19 ans

2ème injection

2 mois après la 1ère injection

1 mois après la 1ère injection

3ème injection

4 mois après la 2ème injection

5 mois après la 2ème injection

 

Le protocole de vaccination comprend deux ou trois doses de vaccin anti HPV administrées sur une durée de 6 à 12 mois. Ce n’est qu’après l’injection de la dernière dose que le vaccin fait pleinement son effet de façon durable.
Comme la vaccination est plus efficace pour les personnes qui ne sont pas infectées, il est conseillé de se faire vacciner avant les premiers rapports sexuels.

Oui bien sûr !

Même s’il est préférable que la vaccination intervienne avant les premières relations sexuelles celles-ci ne constituent pas une contre-indication. Le vaccin reste efficace contre les types de HPV par lesquels on n’a pas encore été infecté. Si vous avez des doutes parlez-en à votre médecin.

Au moins 15 types de HPV peuvent causer un cancer. Pour des raisons techniques les anciens vaccins ne protègaient que contre les types de HPV les plus fréquents. Toutefois, il existe désormais un nouveau vaccin contre 9 HPV dont 7 “à haut risque“ (et non pas 2 comme les anciens).

La vaccination contre les virus HPV peut dans certains cas être proposée aux hommes. Il existe plusieurs arguments : d’une part si les hommes sont protégés ils ne transmettent pas le virus aux femmes ; d’autre part ils sont également atteints de cancers liés aux virus HPV : cancers de l’anus; cancers du pénis; cancers de la gorge …

Plusieurs pays proposent d’ailleurs de vacciner indifféremment toute la population (garçons et filles) après 10 ans : les Etats-Unis d’Amérique / le Canada / la Suisse / le Royaume-Uni / l’Australie…

En France, on recommande de vacciner toutes les jeunes filles après 10 ans mais aussi les jeunes hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (vaccination jusqu’à 26 ans), et les garçons ou jeunes hommes qui ont une baisse de l’immunité (par exemple après une greffe) (jusqu’à 19 ans). Il est possible que ces recommandations évoluent dans le futur et que la vaccination soit indifféremment proposée à tous les garçons comme c’est actuellement le cas pour les filles.

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L'intérêt de la vaccination pour les garçons et les jeunes hommes est double :

  • Si les hommes sont vaccinés ils ne sont pas infectés et donc ils ne pourront pas transmettre pas le virus aux femmes : cela permet de limiter plus efficacement la circulation du virus. C'est la raison pour laquelle de nombreux pays recommandent déjà de vacciner filles et garçons sans distinction.
  • Les hommes sont également atteints de cancers liés aux virus HPV : cancers de l'anus; cancers du pénis; cancers de la gorge ... La vaccination les protège donc aussi contre la majeure partie des cancers de l'anus et du pénis ; pour les cancers de la gorge cela est très probable mais les études sont toujours en cours.

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En général la vaccination anti HPV est très bien supportée. On observe parfois des rougeurs et des douleurs touchant la zone de la piqûre ou des maux de tête passagers et de la fièvre. Ces effets secondaires sont brefs.

Dans de très rares cas des symptômes plus graves comme l’urticaire ou les troubles respiratoires allergiques peuvent apparaître. Le médecin doit être prévenu aussitôt si de tels symptômes (ou autres) apparaissent après la vaccination.

Comme pour tous les vaccins les autorités de santé françaises; européennes et mondiales réalisent un suivi régulier de ces vaccins contre les virus HPV. Ce suivi confirme leur sécurité.

Plus de 300 millions de doses du vaccin ont été injectées dans le monde depuis plus de 10 ans : on dispose donc de beaucoup de recul pour apprécier la très bonne tolérance du vaccin.

Chez les femmes l’efficacité des vaccins a été mesurée sur les lésions précancéreuses et on en déduit l’efficacité sur les cancers car on ne peut pas laisser une femme atteinte d’une lésion précancéreuse sans la soigner. Pour les femmes qui n’avaient jamais été infectées l’efficacité mesurée sur les lésions précancéreuses dues aux types de HPV inclus dans les vaccins était supérieure à 80 %.

 

En Australie le taux d’infection au virus a chuté de 22,7 % à 1,1 % entre 2005 et 2015 parmi les femmes âgées de 18 à 24 ans.

 

Ces chiffres montrent l’importance de se faire vacciner avant les premières relations sexuelles : c’est pourquoi on recommande de débuter la vaccination dès 11 ans. Etant donné l’intérêt du vaccin on peut cependant faire la vaccination jusqu’aux âges limites recommandés même si on a déjà eu des relations sexuelles.

Oui, la vaccination ne protège pas contre tous les types de virus HPV aussi des frottis réguliers sont indispensables. D’autres types de virus HPV non couverts sont responsables d’environ 10% des cancers du col de l’utérus.

Oui, le coût de chaque dose de vaccin est pris en charge à 65% par votre caisse d’assurance maladie. Le reste est généralement remboursé par les organismes complémentaires.
La vaccination peut être gratuite dans certains centres de vaccination municipaux ou départementaux.
Pour les personnes qui bénéficient de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), la prise en charge est à 100% et sans avance de frais.

Chez la femme, les papillomavirus humains (HPV) peuvent être responsables de cancers du col de l'utérus, de l'anus, du vagin, de la vulve et de cancers de la bouche et de la gorge (aussi appelés cancers des voies aérodigestives supérieures).

Chez l'homme, les papillomavirus humains (HPV) peuvent être responsables de cancers du pénis, de l'anus et de cancers de la bouche et de la gorge (aussi appelés cancers des voies aérodigestives supérieures).

Le plus souvent, l'infection à HPV ne donne aucune symptôme. Le corps parvient seul à éliminer l'infection. Mais lorsque l'infection s'installe, certains types de HPV peuvent provoquer des anomalies pré-cancéreuses.
Si le système immunitaire n'arrive pas à éliminer l'infection, les cellules pré-cancéreuses perdent leur forme et leurs fonctions, leur multiplication devient anarchique et elles évoluent vers un stade de cancer.
On considère qu'il faut 10 à 15 ans pour que l'infection persistante puisse évoluer vers un cancer.

Le dépistage du cancer du col de l'utérus repose sur deux types de test chez la femme de 25 ans à 65 ans :

  • Le frottis : Entre 25 et 29 ans, le dépistage est réalisé par cytologie tous les trois ans après deux prélèvements normaux effectués à un an d'intervalle.
  • Test HPV-HR (Human Papillomavirus Haut Risque) : à partir de 30 ans, le dépistage est réalisé par test HPV-HR. Si le résultat est normal (absence d'HPV), le dépistage par test HPV-HR est réalisé tous les cinq ans.

En pratique, le prélèvement se passe de la même manière pour les deux test : au cours d'un examen gynécologique, après mise en place d'un spéculum, on prélève des cellules sur le col de l'utérus au fond du vagin, à l'aide d'une petite brosse ou d'une spatule.
Le prélèvement est ensuite adressé par un médecin spécialiste, l'anatomo-cytopathologiste ou le biologiste, pour lecture et interprétation du test.
L'analyse du frottis ou du test HPV-HR est prise en charge par l'Assurance maladie à 100% sur présentation du courrier reçu dans le cadre du programme national de dépistage.

Les lésions pré-cancéreuses se divisent en deux groupes selon leur gravité. Les lésions de bas grade qui ont un risque réduit d'évoluer vers des formes à haut risque et les lésions de haut grade qui évoluent plus fréquemment vers des cancers invasifs.

Les traitements des lésions pré-cancéreuses dépendent du types de lésion :

Lésion de bas grade :

  • Surveillance de la lésion jusqu'à ce qu'elle guérisse spontanément, ce qui arrive le plus souvent.
  • Traitement en retirant la lésion.

Lésion de haut grade :

Un traitement est le plus souvent recommandé pour ces lésions. Généralement, c'est une conisation qui est réalisée : Cette opération chirurgicale consiste à retirer la partie du col de l'utérus atteinte. La conisation peut avoir des conséquences lors de la grossesse, comme la fausse-couche tardive ou l'accouchement prématuré.

La vaccination protège contre la majorité des HPV responsable de ces lésions.

Oui, l'infection à HPV ne diminue pas la fertilité.

Cependant, un traitement par conisation de lésions pré-cancéreuses de haut grade du col de l'utérus, peut entrainer des conséquences lors de la grossesse, comme la fausse couche tardive ou l'accouchement prématuré.

Chez la femme enceinte, les verrues génitales peuvent grossir en raison des changements hormonaux liés à la grossesse.

Le risque de transmission à l'enfant est très rare. Exceptionnellement, le virus peut passer de la mère à l'enfant durant l'accouchement provoquant des verrues de la gorge (papillomatose laryngée).